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BAC 2021

Foire aux questions sur le baccalauréat 2021.
N.B. : Cette FAQ est susceptible d'être enrichie par de nouvelles questions/réponses.

Mis à jour le

Quels sont les principes essentiels du baccalauréat 2021 ?

Pour le baccalauréat général, les trois séries distinctes – littéraire (L), économique et social (ES) et scientifique (S) – disparaissent au profit d’un tronc commun de disciplines pour tous les élèves ainsi que des enseignements de spécialité choisis par les élèves et, s’ils le souhaitent, des enseignements optionnels.

Pour le baccalauréat technologique, l’organisation en séries est maintenue.

Dans la voie générale comme dans la voie technologique, les élèves suivent trois enseignements de spécialité en première puis en approfondissent deux en terminale. L’un des trois est donc abandonné en fin de première.

Les épreuves terminales, qui comptent pour 60 % de la note finale du baccalauréat, sont resserrées : une épreuve anticipée de français (écrit et oral) en première et quatre épreuves en terminale : spécialité 1, spécialité 2, philosophie et oral final. Cette épreuve orale terminale est l’une des grandes nouveautés du baccalauréat 2021.

Un contrôle continu compte pour 40 % de la note finale du baccalauréat, 10 % provenant des bulletins scolaires de première et de terminale et 30 % des épreuves communes de contrôle continu.

Pour résumer :

  • Un objectif de rééquilibrage des épreuves car l’examen final était devenu assez lourd, avec beaucoup de différences entre les séries et beaucoup d’épreuves en peu de temps.
  • Une plus grande place faite à l’oral.
  • Une volonté de prendre en compte le travail des élèves sur toute l’année.
  • Une spécialisation progressive qui permet de personnaliser les parcours et le projet des élèves afin de mieux les préparer aux études supérieures pour y réussir.

Selon Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, le nouveau baccalauréat « permet de mieux accompagner le travail des lycéens durant les deux années de première et de terminale et il leur donne la possibilité d'approfondir davantage ce qui va les faire réussir après l'examen. »

Est-ce que le fait qu’il y ait un nouveau bac dévalorise «l’ancien» bac qu’ont obtenu de très nombreux anciens élèves du réseau scolaire mondial ?

Absolument pas. Le baccalauréat, quelle que soit la session à laquelle il a été obtenu, conserve la même valeur. Ce diplôme, qui est l’un des éléments emblématiques du système éducatif français, valide la fin des études secondaires et ouvre l’accès à l’enseignement supérieur. Son évolution est le signe d’une dynamique du système éducatif français en prise avec un monde qui change.

Quels sont les premiers élèves concernés par le nouveau bac ?

Les élèves qui étaient en classe de seconde durant l’année scolaire 2018-2019 (2019 dans les pays suivant un calendrier de rythme Sud) et qui ont fait leur entrée en classe de première en septembre 2019 (février 2020 dans le rythme Sud) en commençant, par conséquent, à suivre les disciplines de tronc commun et leurs enseignements de spécialité.

Quelles sont les disciplines du tronc commun en 1ère et en terminale ?

  • Français (en première)
  • Philosophie (en terminale)
  • Histoire-géographie
  • Enseignement moral et civique
  • Langue vivante A
  • Langue vivante B
  • Éducation physique et sportive
  • Enseignement scientifique (dans la voie générale) // Mathématiques (dans la voie technologique).

Quels sont les enseignements de spécialité proposés ?

Dans la voie générale, onze enseignements de spécialité « se déclinent dans des domaines divers, et peuvent être assemblés sans enfermer les élèves dans des parcours verrouillés. Leurs combinaisons doivent leur ouvrir des horizons variés » (MENJ) :

  • Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques
  • Humanités, littérature et philosophie
  • Langues, littératures et cultures étrangères (anglais ou allemand ou espagnol ou italien)
  • Mathématiques
  • Physique-chimie
  • Sciences de la vie et de la Terre
  • Sciences économiques et sociales
  • Science de l’ingénieur
  • Arts (cinéma-audiovisuel, histoire des arts, théâtre, musique, arts du cirque, danse ou arts plastiques)
  • Numérique et sciences informatiques
  • Littérature, langues et cultures de l’Antiquité (latin ou grec)

Attention, tous les établissements ne proposent pas l’ensemble des enseignements de spécialité. Dans le réseau à l’étranger, ces enseignements font l’objet d’une homologation annuelle par l’Éducation nationale française.

Voir la liste des enseignements de spécialité homologués pour l’année 2019-2020 : tableau à télécharger depuis la page « L’homologation : principes et procédure » du site éduscol
 
Pour les séries technologiques, les enseignements de spécialité sont prédéterminés.
Dans le réseau AEFE, la voie technologique est peu représentée :

  • la série STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable) est proposée par le lycée franco-mexicain à Mexico et le lycée Albert 1er à Monaco ;
  • la série STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) est proposée par une trentaine d’établissements.

Comment choisir ses enseignements de spécialité ?

À la fin de la seconde, les élèves choisissent trois enseignements de spécialité qu’ils suivront en première. Lors du conseil de classe du second trimestre de première, ils choisissent, parmi ces trois enseignements, les deux enseignements de spécialité qu’ils approfondiront en classe de terminale.

Les enseignements de spécialité doivent être choisis par les élèves en fonction de leurs appétences, de leurs centres d’intérêt, de leurs points forts, en relation avec leurs projets de formation post-bac. Les attendus de l’enseignement supérieur sont indiqués pour les formations proposées sur Parcoursup. Ils ne portent pas directement sur les enseignements de spécialité mais sur les compétences nécessaires pour réussir dans la voie envisagée.

Pour mieux accompagner les élèves dans la conception de leur projet d’orientation, un temps plus important est dédié à l’orientation dans le nouveau lycée.

Des outils à consulter ou à utiliser :

Présentation du service orientation et enseignement supérieur (SORES) de l’AEFE :

Diaporama "Après la seconde – Choisir son baccalauréat" (Spécial réforme "baccalauréat 2021")

Sur le site quandjepasselebac.education.fr :

Présentation des enseignements de spécialités et des programmes scolaires correspondant de première et de terminale

Un outil interactif de l’ONISEP :

http://www.horizons2021.fr

Le service monorientationenligne

Monorientationenligne.fr, un service gratuit d'aide personnalisée par téléphone, mèl et tchat assuré par l'ONISEP, offrant la possibilité d’obtenir des informations sur les métiers, les formations, les parcours d'études et l'orientation.

Que se passe-t-il si un enseignement de spécialité n’est pas proposé dans un établissement alors qu’un élève voulait le choisir ou même continuer à le suivre alors qu’il ou elle le suivait dans un autre établissement (avant un déménagement par exemple) ?

Certains élèves peuvent être amenés à exprimer des vœux d’enseignements de spécialité qui ne figureraient pas dans la carte des spécialités homologuées ou ouvertes dans un lycée français du monde. Une note de l’AEFE aborde les solutions possibles, en invitant les établissements concernés  à étudier d’abord les possibilités de mutualisation des enseignements avec les établissements homologués voisins s’ils existent, ensuite à recourir au CNED pour un enseignement en distanciel, tout en précisant que ce recours au CNED s’inscrit dans une démarche exceptionnelle et dérogatoire de l’enseignement en présentiel qui fonde le réseau homologué d’enseignement français à l’étranger.

Dans la rubrique Ressources documentaires d’aefe.fr : Recours au CNED pour la mise en œuvre du cycle terminal (enseignements de spécialité)

L’enseignement d’une spécialité par le CNED en faveur d’un élève scolarisé dans un établissement homologué est subordonné à une double condition :

  • La capacité de l’établissement à assurer l’accompagnement pédagogique de proximité de l’élève concerné ;
  • La capacité de l’académie partenaire, en charge de l’organisation de l’examen, à assurer l’évaluation de la spécialité (correction de copie et/ou épreuve orale suivant les cas) en fin de 1re ou de terminale, selon que la spécialité est abandonnée en fin de 1re ou poursuivie en classe de terminale.

Si ces deux conditions ne sont pas remplies, la demande dérogatoire peut être refusée.

Peut-on changer d’enseignement de spécialité en cours d’année si on s’aperçoit que l’on préfèrerait une autre spécialité ?

Le choix des enseignements de spécialité est progressivement mûri, l’élève étant accompagné par l’équipe éducative, notamment dans le cadre de son parcours Avenir (l’objectif du parcours Avenir étant d’aider les élèves à construire un parcours de formation et d’orientation cohérent intégrant la préparation de l’après-bac). Dès le deuxième trimestre de l’année de seconde, les élèves et les familles formulent, sur la fiche dialogue, des vœux sur lesquels le conseil de classe exprime des recommandations. Au troisième trimestre, le dialogue se poursuit pour aboutir en fin d’année à des choix définitifs.

Des circonstances particulières peuvent toutefois conduire l’élève, en accord avec l’équipe pédagogique, à revoir ses choix en cours ou en fin de 1re. Ces circonstances sont appréciées localement, et ne se conçoivent qu’à titre exceptionnel.

Quels sont les enseignements optionnels pouvant être choisis en 1ère et en terminale ?

Si ces enseignements optionnels sont ouverts dans l’établissement, en première et en terminale, les élèves de la voie générale peuvent choisir un enseignement parmi :

  • Langue vivante C
  • Arts
  • Éducation physique et sportive
  • Langues et cultures de l’antiquité (cette option « LCA » est cumulable avec une autre option)

En terminale, les élèves peuvent ajouter l’un de ces autres enseignements optionnels pour enrichir leur parcours :

  • « Droit et grands enjeux du monde contemporain »
  • « Mathématiques expertes » pour les élèves ayant choisi la spécialité « mathématiques » en terminale
  • « Mathématiques complémentaires » pour les élèves n’ayant pas choisi la spécialité « mathématiques » en terminale

Les options seront évaluées dans le cadre du contrôle continu et prises en compte au titre de la note de livret scolaire.
Cas particulier : les langues et cultures de l’antiquité (latin et grec) peuvent continuer d’apporter des points bonus au baccalauréat pour les notes au-dessus de la moyenne : un « coup de pouce » destiné à encourager l’étude des langues anciennes…

Dans l’hypothèse où un élève suivrait plus d’options facultatives que ne le prévoit la réglementation, seules les deux meilleures moyennes annuelles obtenues pour ces enseignements optionnels seraient prises en compte pour le baccalauréat.

Comment se passent les épreuves communes de contrôle continu (E3C) qui comptent pour 30 % de la note finale ?

Ces épreuves dites E3C sont organisées en trois temps dans l’établissement de l’élève :

  • Une première série d’épreuves en classe de première, au 2e trimestre
  • Une deuxième, en classe de première, au 3e trimestre
  • Une troisième, en classe de terminale, au 3e trimestre

Il n’y a pas de dates imposées : ce sont les établissements qui les déterminent, dans la limite d’une date butoir fixée par l’académie partenaire en charge de l’organisation de l’examen.

Les établissements recourent à une banque numérique de sujets mise en place par l’Éducation nationale sous le contrôle de l’Inspection générale. Les copies sont anonymes et sont corrigées par d’autres professeurs que ceux des élèves.

Sur quoi portent les épreuves communes de contrôle continu (E3C) ?

Les E3C, qui comptent pour 30 % de la note finale du baccalauréat, portent sur la spécialité suivie en première mais non gardée en terminale (coefficient 5) et sur les enseignements communs suivants :

  • histoire-géographie (coefficient 5)
  • langues vivantes A et B (coefficient 5 chacune)
  • enseignement scientifique dans la voie générale ou mathématiques dans la voie technologique (coefficient 5)

L’éducation physique et sportive (EPS) reste évaluée comme précédemment tout au long de l’année de terminale (coefficient 5).

Pour récapituler sur les E3C, quel est le calendrier des épreuves ?

Infographie du MENJ sur le calendrier des épreuves communes de contrôle continu (E3C)

Qu’est-ce qui est pris en compte pour les 10 % de la note finale du baccalauréat au titre du bulletin scolaire (souvent dénommée note de bulletin ou note de livret scolaire) ?

C’est la moyenne annuelle figurant dans le livret scolaire en première et en terminale qui est prise en compte : coefficient 5 pour la moyenne annuelle de l’année de première et coefficient 5 pour la moyenne annuelle de l’année de terminale.

Tous les enseignements comptent à égalité, qu’ils soient obligatoires ou optionnels.

Les notes obtenues dans les épreuves communes de contrôle continu (E3C) ne sont pas comptabilisées dans le calcul des moyennes du livret scolaire.

Quelles sont les épreuves finales comptant pour 60 % dans la note du baccalauréat ?

Les épreuves finales sont :

  • français, en fin de l’année de première, écrit (coefficient 5) et oral (coefficient 5)
  • écrits dans les deux enseignements de spécialité, au cours de l’année de terminale (coefficient 16 pour chacun)
  • écrit de philosophie, en fin de l’année de terminale (coefficient 8 dans la voie générale ; 4 dans la voie technologique)
  • épreuve orale terminale (dite « Grand Oral »), en fin de l’année de terminale (coefficient 10 dans la voie générale ; 14 dans la voie technologique)

En quoi consiste l’épreuve orale finale ?

La nouvelle épreuve d’oral finale dure 20 minutes et comprend un exposé de présentation d’un projet préparé en première et terminale en lien avec les enseignements de spécialité suivis, ainsi qu’un échange avec le jury.

Pour récapituler, qu’est-ce qui contribue à la note finale permettant l’obtention du baccalauréat ?

Infographie du MENJ : décomposition de la note finale au baccalauréat général
 
Infographie du MENJ : décomposition de la note finale du baccalauréat technologique

Quelle note finale minimale faut-il obtenir pour avoir le baccalauréat «du premier coup» ? ou pour se présenter au rattrapage ?

Pour avoir le bac, il faut une moyenne générale de 10/20 au minimum.

Il n’y a pas de notes éliminatoires.

Un élève ayant obtenu une moyenne générale supérieure ou égale à 8 et inférieure à 10 au baccalauréat peut se présenter aux épreuves de rattrapage qui consistent en deux oraux choisis par l’élève parmi les quatre disciplines pour lesquelles il y a des épreuves finales écrites (français, philosophie et les deux enseignements de spécialité).

Est-ce que le système des mentions est conservé ?

Oui :

  • Mention assez bien : entre 12 et 14/20 de moyenne générale
  • Mention bien : entre 14 et 16/20
  • Mention très bien : 16/20 et plus

Il n’est pas possible d’obtenir une mention au rattrapage.

Y a-t-il dans le réseau de l’AEFE un accompagnement des établissements afin de mettre en œuvre les modalités du nouveau baccalauréat ?

Un accompagnement permanent et diversifié est mis en place : groupes de travail dans les zones de mutualisation, séminaires des enseignants-formateurs de disciplines, dispositif de formation continue, visites des inspecteurs de l’AEFE et visites d’accompagnement pédagogique des enseignants-formateurs, messagerie dédiée…

Sans oublier le lien permanent avec les académies partenaires en charge de l’organisation des examens.

Y aura-t-il toujours la possibilité pour des «candidats libres» de passer le bac à l’étranger ?

Les dispositions réglementaires prévoient le cas particulier des candidats qui ne seraient pas scolarisés dans un établissement scolaire homologué.

Pour les candidats sous statut non scolaire, plus communément appelés « candidats libres  » ou « candidats individuels », le contrôle continu prend une forme différente :

  • aucune note n’est prise en compte au titre de la note dite de livret scolaire (10 %), puisque ces candidats n’ont pas de bulletin ;
  • le candidat est convoqué à une épreuve ponctuelle (E3C) en fin d’année de première pour l’enseignement de spécialité ne donnant pas lieu à une épreuve terminale ;
  • le candidat est à nouveau convoqué à une épreuve ponctuelle (E3C) au cours du deuxième trimestre de la classe de terminale pour chacun des autres enseignements faisant l’objet d’épreuves communes de contrôle continu.  

La somme de ces notes compte pour 40 % de la note finale du baccalauréat.

Si le candidat s’inscrit uniquement en terminale, alors toutes ces épreuves E3C sont passées la même année.

Pour les candidats sous statut dit « CNED réglementé », la note de livret scolaire (10 %) est prise en compte par l’intermédiaire du CNED. Ce statut suppose une convention entre le CNED et l’établissement.
Les candidats sous statut « CNED règlementé » passent par ailleurs les mêmes épreuves ponctuelles E3C que les candidats libres, qui sont alors comptabilisées pour 30 % de la note finale du baccalauréat.

Dans tous les cas, les candidats sont convoqués à ces épreuves E3C dans un établissement scolaire du réseau homologué.

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