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Atelier théâtre multilingue - Ubu sur la butte (Jarry)

Lundi 11 avril 2016 - 19:00
Mercredi 13 avril 2016 - 16:00
Mardi 10 mai 2016 - 9:00 > 10:00
Vignette Ubu sur la butte

L’atelier théâtre multilingue a le plaisir de vous inviter à son nouveau spectacle Ubu sur la butte, d’Alfred Jarry.

Ubu sur la butte, version écourtée de Ubu Roi, met en scène les excès d’un personnage veule, lâche et drôle qui n’hésite pas à assassiner tous ceux qui l’embarrassent pour arriver à ses fins.

Avec : Adriele Benedetto, Davide Capasso, Valentine Chapon, Matteo Cirri, Giosue De Santis, Alice Dunglas, Joël Guerrazzi, Sophie Guerrazzi, Charlotte Laratta, Bilal Manssouri, Chiara Mignatti, Raphaël Naert, Riccardo Renzi, Pierric Reynault, Luisa Skakal, Gaël Taglioni.

  • Le lundi 11 avril 2016 à 19h au Teatro Vascello (sans réservation) ;
  • le mercredi 13 avril 2016 à 16h00 dans le gymnase de Strohl-Fern (cette représentation est plus particulièrement destinée aux élèves du primaire et collège, les places y sont limitées) ;
  • le mardi 10 mai 2016 à Turin (Participation au Festival Lingue in Scena 2016).

Réservations à envoyer à atheatre@lycee-chateaubriand.eu

Voici un extrait du spectacle (durée : 2´38) :

"Lorsqu’Alfred Jarry, en 1901, réduit la matière de sa pièce Ubu Roi de cinq à deux actes pour créer Ubu sur la Butte, il la destine au théâtre de marionnettes du Guignol des 4-z’Arts, fort célèbre en son temps sur la « Butte » de Montmartre ; Serge Vizzini et Andrea de Magistris, en 2016, s’emploient avec les élèves de l’atelier théâtre du lycée Chateaubriand de Rome à redonner corps et chair aux pantins du Guignol : l’ouverture de la pièce joue avec brio sur cette mécanisation de l’humain, les marionnettes abandonnées se réveillant sous les yeux des spectateurs. Jarry aurait applaudi au souci constant, à partir de cette première scène, d’exhiber pour les spectateurs complices les « ficelles » du théâtre et de se jouer de l’artifice au moment même où on en joue : la scène du spectre qui apparaît à Bougrelas à la scène 2 de l’acte I est de ce point de vue une vraie réussite. Mais il ne faudrait surtout pas croire que cette mise en scène propose une exégèse scolaire du théâtre de Jarry : ce qui emporte le spectateur est avant tout l’extraordinaire verve comique, servie par de jeunes acteurs décapants qui incarnent le « monstre horrible et beau » qu’est Ubu avec une véritable jubilation. Face à lui, une mère Ubu étonnante et fascinante, sorte de femme enfant perverse, toute de rose vêtue, avatar moderne de l’ogresse sous le masque d’une séduction de farce. Et autour d’eux, une galerie de personnages toujours en mouvement, des décors qui se transforment, des êtres et des objets – la rosse d’Ubu, le cheval, le petit bout de bois, l’Ours – se mêlent dans un ensemble carnavalesque, au sens que donnait Bakhtine à ce terme : subversion des codes et des conventions par le déclenchement du rire, mais aussi aperçu, bien plus inquiétant, du « double ignoble » qu’est Ubu, figure de la férocité, de la lâcheté, du déchaînement primaire des instincts pouvant aller jusqu’au sadisme. Heureusement que l’on peut toujours compter sur la Gendarmerie Nationale !". Mme Cerati, professeur de lettres