En Egypte les juifs avaient de grandes communautés dès l’âge des Pharaons et surtout à Alexandrie pendant les derniers siècles avant J-C : il y a eu plusieurs persécutions contre les juifs, mais souvent elles étaient dues à une base économique plutôt qu’ à des critères religieux. En effet, la majorité des juifs était plus riche qu’un égyptien moyen.
Les romains étaient en général tolérants du point de vue religieux avec les peuples conquis et laissaient ces populations vénérer leurs dieux. Le problème qui se posait avec les juifs était que ceux-ci refusaient de vénérer des statues et surtout ne reconnaissaient pas l’autorité de l’empereur dieu sur terre.
En outre, l’empereur Trajan interdît la circoncision, considérée comme une mutilation, ce qui entraina des contestations et des révoltes dans les zones sous domination romaine habitées par des juifs.
Pendant les 700 premières années du christianisme, les communautés juives d’Europe sont rarement menacées directement. La situation change lorsque le pape Urbain I exhorte les fidèles en 1095 à partir en croisade pour libérer Jérusalem des infidèles. En chemin pour Jérusalem, les croisées déciment les communautés juives le long du Rhin et du Danube « comment !, s’exclament-ils, devrions-nous attaquer les infidèles en Terre Sainte, et laisser en repos les infidèles en notre sein ? ». Ce prétexte n’était pas le seul. Une nouvelle idée se diffusa à propos des juifs, ils étaient désormais considérés comme les assassins de Jésus, les chrétiens se servirent aussi de la Bible pour diffuser cette idée.
Le 25 mai 1096, environ 800 juifs sont assassinés à Worms (Allemagne), et beaucoup d’autres choisissent le suicide. A Mayence, Cologne, Prague et dans beaucoup d’autres villes, des milliers de juifs sont tués et leurs biens sont pillés.
Les croisades confirment, dans les dogmes de l’Eglise et les lois des états de toute l’Europe chrétienne, le statut des juifs comme citoyens de second ordre. Elles inaugurent une oppression envers un peuple qui sera persécuté très longtemps et qui même aujourd’hui n’est encore pas respecté comme il le mériterait par une partie de la population.
En 1215, le pape Gregorio IX décrète que les juifs doivent porter sur leurs vêtements des marques spécifiques pour les distinguer plus clairement des chrétiens. Ces signes vestimentaires distinctifs ne sont pas uniformes. Dans certains endroits, les juifs doivent porter une rouelle jaune ou rouge, ailleurs un bonnet pointu, le « bonnet juif ». ainsi beaucoup de signes distinctifs furent assignés aux juifs.
En outre, ils ne pouvaient pas cultiver la terre, ce qui les obligeaient à vivre en ville. Mais même en ville la situation était très dure, car les juifs de pouvaient pas faire partie des corporations de métier, fondamentales dans les villes de cette époque. Les juifs furent donc obligés de pratiquer les métiers précisément interdits aux chrétiens, comme le prêt d’argent à intérêt : aux juifs était interdit le droit d’avoir une propriété immobilière ceci entraina une série de faits :ceux qui avaient un travail se trouvèrent avec un patrimoine très vaste mais inutilisable pour des investissements. Une nouvelle idée de travail surgit : le prêteur d’argent. Ce travail continua à exister pour plusieurs siècle jusqu’à l’invention de la banque. C’est depuis cette invention que les juifs étaient réputés comme grands banquiers.
Certains juifs s’occupèrent aussi d’orfèvrerie et de médecine. c’est ainsi que des professeurs juifs de l’Université de Montpellier, pratiquaient secrètement la dissection afin d’améliorer leur connaissance du fonctionnement du corps humain.
Plus tard, surtout en Europe de l’Est, des métiers réservés aux juifs étaient aussi celui de l’acteur et du musicien, devant se déplacer de palais en palais.
Pendant le Moyen Age, la croyance aux miracles et aux légendes est courante. Deux mythes à caractère antijuif font leur apparition en Europe : profanation de l’hostie et meurtre rituel. Ces deux mythes suivront jusqu’au XX siècle. Selon d’autres croyances populaires du Moyen Age, les juifs portent des cornes et une queue, attributs caractéristiques du diable. En 1215 l’Eglise proclame que la chair et le sang de Jésus-Christ sont contenus dans l’hostie et le vin consacrés. A partir de cette date, des rumeurs commencent à circuler selon lesquelles les juifs violentent, mutilent ou brulent l’hostie afin de tuer Jésus une fois de plus. Les miracles sont partie intégrante de ces mythes : l’hostie mutilée saigne, prouvant le bien-fondé de la doctrine et la vérité de la foi chrétienne. Selon l’accusation de meurtre rituel, les juifs tuent des enfants chrétiens afin de satisfaire leur prétendu besoin de « sang chrétien » pour la confection du pain de la pâque ou pour d’autres rites religieux. Même si le haut clergé et l’état s’opposent dans bien des cas à la propagation de ces rumeurs, celle-ci se perpétuent dans les croyances populaires, soutenues et encouragées par le clergé local, qui transforme les lieux des prétendus meurtres en lieu de pèlerinage.
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Dernière mise à jour : lundi 26 juillet 2010