Lycée Chateaubriand de Rome

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Publié : 26 janvier 2009
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Le racisme aujourd’hui

par Asma M., Emma C. et Marion B. 3°2

I/ Le racisme, le mal absolu.

Les pouvoirs publics viennent de soumettre au parlement une loi accentuant les sanctions pénales pour tous les actes de racisme, d’antisémitisme, d’ homophobie. La France, à l’inverse d’une dictature, est un pays de droits. Cela signifie que tous les actes civils, politiques, commerciaux ou de la vie publique, sont régis par des textes (la loi), qui doivent être respectés par l’ensemble des citoyens. C’est ainsi que tout comportement raciste ou discriminatoire est punissable. Certes, ce ne fût pas toujours le cas. Bien précieux pour l’harmonie des hommes, les seules armes dont nous disposons pour lutter contre ce fléau, afin de garantir le droit de chacun, quels que soient son origine, sa nationalité, ses choix de vie, sa religion, sont la démocratie et l’engagement humaniste.

Ce combat contre l’ignorance au-delà de ces nouvelles dispositions gouvernementales est donc aussi et surtout celui des citoyens.

II/La discrimination raciale, explication.

La discrimination raciale est un comportement qui consiste à traiter différemment, à maltraiter ou à exclure une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine réelle ou supposée, de leur appartenance ou non à une ethnie, une nation, de leur apparence physique ou bien encore de leur nom. Si elle est interdite en matière d’emploi, de logement, de santé ou encore d’éducation, elle persiste partout dans le monde sous des formes directes ou indirectes.

III/ Le racisme en France : les chiffres.

Le rapport publié, mardi 21 mars, par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) relève une baisse de 38% de l’ensemble des violences et des menaces à caractère raciste en 2005 par rapport à 2004, baisse qui atteint même 48% pour les actes antisémites. Pourtant, ces chiffres positifs ne correspondent pas l’évolution des mentalités françaises bien plus alarmant. Un sondage de novembre 2005 montre, en effet, qu’un tiers des Français n’hésite pas à se dire raciste. Ce paradoxe souligne que la société française fait face aujourd’hui à une perte de repères qu’il est grand temps de résorber.

IV/une journée contre les discriminations raciales.

Il existe une journée internationale pour l’élimination des discriminations raciales qui a été instituée en 1966. Il s’agissait, au début, de commémorer le 21 avril 1960, jour, où à Sharpeville, en Afrique du Sud, la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer, imposées par l’apartheid. Aujourd’hui, les discriminations raciales n’ont pas disparu. Cette journée s’inscrit donc dans une volonté de lutte quotidienne et intense contre tout racisme, comportement qui mine l’idée même du vivre ensemble.

Il est vrai, aujourd’hui, la tentation du racisme touche tout le monde…semble-t-il, et surtout la très importante communauté éthiopienne assez rejetée par la population israëlienne. Finalement, en construisant leur propre synagogue, les juifs éthiopiens, ont résolu le problème à leur façon. Va pour le temple, pour l’école ça n’est pas encore ça. Avant de devenir pleinement juif, il faut patienter semble-t-il pour les autorités, qui parlent de “conversion incomplète” pour rejeter des enfants des éthiopiens des écoles (religieuses) juives en provoquant un sérieux tollé et des manifestation conséquentes. Ce qui est dit là bas en termes fort peu amènes ; Les éthiopiens immigrés ne sont “pas assez juifs” paraît-il. Les juifs éthiopiens ont du mal à s’intégrer… tout en pouvant espérer dans les mois à venir un rôle inattendu, avec la découverte d’un obscur cousin du côté de la femme de Barack Obama, qui peine, lui, à démarcher dans son pays l’électora Juifs. Les seuls à voter massivement Obama Mais les Ethiopiens ne sont pas ceux qui ont le plus de mal…

V/carton rouge au racisme :

« Des cris de singes » et des saluts hitlériens : le racisme et d’autres formes de discriminations sont encore et toujours d’actualité dans le football. Mais de nombreux clubs luttent avec beaucoup d’engagement pour que cela cesse.

En 2006, des fans de Saragosse en Espagne ponctuent chaque action du Camerounais Samuel Eto’o du club visiteur de Barcelone par des « cris de singes ». En 2007, des supporters du FC Bâle font des saluts hitlériens à renfort de « Sieg Heil » durant le trajet pour Lucerne où joue leur club. La même année, des fans du Lazio de Rome traitent le Roumain Adrian Mutu de « Tsigane ». La liste n’est de loin pas exhaustive.

La violence et l’extrémisme de droite dans le foot sont un phénomène qui touche toute l’Europe. Le problème a longtemps été ignoré et les clubs acceptaient même les groupes de fans hostiles aux étrangers. Mais depuis, un combat contre le racisme dans le football a été lancé.

Les plus grands progrès ont été accomplis en Angleterre. Depuis les années soixante dix, les supporters anglais font partie des hooligans les plus brutaux d’Europe. Aujourd’hui, les incidents racistes dans les stades sont rares. Tout d’abord parce qu’une grande partie de l’opinion publique a clairement pris position contre ces agissements. Ensuite, parce que les interdictions de jeux et les fortes amendes jouent un rôle dissuasif.

VI/La prévention.

La prévention et la sensibilisation jouent un rôle aussi important que les sanctions. Le réseau Football Against Racism in Europe (FARE), qui regroupe des organisations de plusieurs pays européens, organise chaque année une semaine d’action avec les fans qui disent « non » au racisme avec des banderoles, des T-shirts et des chorégraphies. Les projets initiés par des supporters ont également joué un rôle important. Comme par exemple le club de Young Boys avec l’association « Ensemble contre le racisme ». Quand en 1995, lors d’un match contre Lugano, des fans de Young Boys sont apparus en pantalons militaires en faisant le salut hitlérien, un autre groupe de supporters du club a riposté en créant l’association « Ensemble contre le racisme ».

Annonces dans le journal du stade, affiches, slogans diffusés au porte-voix et tables rondes ont contribué à mettre à l’agenda la thématique de la xénophobie. En 1996, les joueurs du Young Boys étaient le premier club d’Europe à jouer avec des maillots « Ensemble contre le racisme ». Aujourd’hui, l’association a son propre local et les entraîneurs des juniors sont régulièrement formés pour pouvoir lutter contre le racisme dans leurs équipes.

VII/le problème du foot amateur.

Dans le football amateur, le problème du racisme est malheureusement encore très présent. Le problème principal est le manque d’intégration. Dans les clubs des villes, les joueurs sont souvent immigrés mais les entraîneurs, le comité, les managers et les VIP sont locaux et le pouvoir de décision leur appartient. « Les clubs des immigrés sont toujours servis en dernier. Ils n’obtiennent ni terrains d’entraînement ni vestiaires, etc. », déclare Kurt Wachter de l’initiative FairPlay qui agit contre la discrimination. Un « racisme structurel » qui sera encore bien plus difficile à combattre que les « cris de singes ».

VIII /Le racisme, un des problèmes de la société.

Comme on a pu le voir tout au long de cet exposé, le racisme est un fait dont on ne peut pas encore parler au passé. Le racisme est partout, que ce soit dans les écoles ou dans la rue. Des tombes sont profanées et des injures sont tous les jours prononcées. Il ne faut pas hésiter a dénoncer le racisme car tous les hommes sont égaux en droit et en devoirs. Ne pensez pas que parce qu’il n’y a plus de camps de concentrations, plus de lois contre les juifs, que le racisme n’existe plus. Le racisme est encore là, donc, contre le racisme : AGISSONS !